Communiqués

  • Collecte de fonds par le CICP au profit du Centre autogéré Laylac du Camp de réfugiés de Dheisheh en Palestine

    Réseau international des lieux autogérés de création et de solidarité

    Collecte de fonds par le CICP au profit du Centre autogéré Laylac du Camp de réfugiés de Dheisheh en Palestine

    https://www.helloasso.com/associations/cicp/collectes/collecte-de-fonds-au-profit-du-centre-autogere-laylac-du-camp-de-dehisheh

    Le Centre Laylac pour la jeunesse et le développement local est basé dans le camp de réfugiés de Dheisheh. En plus de subir les attaques hebdomadaires de l’armée israélienne, l’association connaît récemment des difficultés financières qui menacent son activité.

    La colonisation et l’occupation israéliennes affectent directement la vie et les projets du centre puisque les jeunes volontaires palestiniens sont particulièrement visés par l’armée israélienne lors des incursions. Dernièrement Laylac à perdu deux de ses volontaires plus actifs, tous deux âgés de 21 ans. L’un deux à été arrêté par les forces d’occupation pour une durée indéterminée, l’autre à été froidement abattu alors qu’il tentait d’échapper à son arrestation par les même forces d’occupation. Ce nouveau martyr est le troisième jeune volontaire de Laylac tué par l’armée d’occupation.

    Dans ces conditions, et parce que Laylac représente une force de résistance qui a toujours été indépendante financièrement et souhaite le rester,

    Nous vous adressons cet appel à dons destiné à financer les dépenses urgentes et à garantir la survie du lieu pour les prochains mois (loyers et projets en cours)

    Cet appel à dons est porté par le CICP (partenaire historique de Laylac) et réalisé sur la plateforme Hello Asso où vous trouverez toutes les informations sur le centre et son projet politique : https://www.helloasso.com/associations/cicp/collectes/collecte-de-fonds-au-profit-du-centre-autogere-laylac-du-camp-de-dehisheh

    L’appel est ouvert jusqu’à fin octobre n’hésitez pas à faire tourner largement dans vos réseaux ainsi qu’à vos militants et à nous contacter si vous avez des questions.

    Laylac et le CICP

    - Centre Laylac (Palestine) : http://fr.laylacdo.org/
    - CICP (Paris, France) : www.cicp21ter.org


    Centre international de culture populaire (CICP)
    21ter Rue Voltaire, F-75011 Paris, France
    tel. +33-(0)143721573, fax. +33-(0)143721577
    Courriel général : info@cicp21ter.org
    Courriel Réservation de salle : resa@cicp21ter.org
    www.cicp21ter.org

  • Hommage à Germaine Joinet (co-fondatrice et ancienne présidente du CICP)

    Médecin, militante des droits de l’homme, Germaine Joinet est décédée le jeudi 24 avril 2008. Pour Germaine, la solidarité internationale allait de soi, n’avait rien d’exotique, était le prolongement naturel de la solidarité sous toutes ses formes, la complétait, lui donnait tout son sens. Germaine était déterminée, concentrée, toute volonté tendue. Elle réussissait à être, dans le même temps, généreuse, tolérante, ouverte aux autres, tout en étant ferme et intransigeante.

    Germaine a été présidente du Centre international de culture populaire (CICP) dans ses débuts difficiles de la rue de Nanteuil. Elle avait participé à la genèse du projet, dès 1976, dans la suite des comités Chili, de leur vrai nom les comités de soutien à la lutte révolutionnaire du peuple chilien. Elle en avait accepté la présidence, qu’elle a assumée de 1980 à 1985, quand la rue de Nanteuil était attaquée, quand Minute et le Figaro titraient contre « le centre international terroriste », quand Paris Match publiait en couverture les photos de Nanteuil et expliquait l’influence néfaste de Germaine sur son époux, Louis Joinet.

    Germaine assumait tranquillement, même après la bombe qui n’avait heureusement pas fait de victimes. Nous plaisantions même en pensant à la satisfaction pour un esprit journalistique ou policier un peu simple quand il découvrait, en lisant l’annuaire, que tant de comités de soutien à des peuples opprimés et en lutte, des Palestiniens, des Arméniens, des Chiliens, des Iraniens et tant d’autres avaient la même adresse. Germaine était dans son élément au CICP, à Nanteuil comme à la rue Voltaire après le déménagement. Toujours attentive et disponible. Elle s’y retrouvait dans ses propres engagements. Pour la Palestine d’abord, cette lutte toujours centrale d’un peuple nié, démontrant les limites d’un droit international, affaibli par le « deux poids, deux mesures » et l’arrogant cynisme des puissants. Germaine avait été active dès le début dans le Comité des médecins pour la Palestine. Et puis le Chili, l’Argentine, le Brésil et le travail avec les sans-terre et le père Burin des Roziers, le Comité Nicaragua, l’Uruguay et sa présence efficace dans la préparation de la session à Rome du Tribunal permanent des peuples. Elle avait soutenu le peuple arménien et avait été reçue triomphalement, avec Louis, dans la nouvelle République d’Arménie, par ceux qu’elle avait accueillis et défendus.

    Nanteuil, c’était un refuge internationalement reconnu pour les exilés, les réfugiés, les militants. Que d’associations y sont passées ! Des associations de toutes les régions du monde, et aussi dans leurs moments difficiles, des associations luttant en France, du syndicat des psychiatres au Mouvement d’action judiciaire. Mais c’était surtout la maison des immigrés, des sans-papiers, des double-peine, des exclus, des rejetés, de tous ceux qui démontrent tous les jours que la question des droits de l’homme se pose en France et qu’on ne peut pas soutenir les droits dans le monde si on ne se bat pas, sans concessions, pour la dignité et l’égalité des droits en France.

    Car la solidarité ne se réduit pas à une aide ou à un soutien aux autres. On ne peut qu’y être totalement impliqué. Germaine savait qu’un peuple qui en opprime un autre n’est pas un peuple libre. Elle savait la terrible phrase d’Aimé Césaire, que la colonisation avilit le colonisateur et que l’oppression avilit l’oppresseur. Germaine savait aussi que la lutte pour les libertés et les droits n’est pas une lutte facile et qu’elle demande une vigilance de tous les instants.

    Toute révolte contre l’injustice contient une parcelle de liberté. Mais cette bataille n’est jamais gagnée.

    Cette liberté est fragile et récupérable, elle peut être porteuse elle-même de dérives parfois sanglantes. L’opprimé n’est porteur de liberté que s’il respecte la dignité des autres.

    Pour Germaine, accepter l’oppression des autres, c’est renoncer, de petites lâchetés en plus grandes lâchetés, à sa propre liberté. Et Germaine était une femme magnifiquement libre. Elle avait gardé intacte sa capacité d’indignation, toute souffrance, toute injustice la mettait hors d’elle. Et nous l’aimons comme nous l’avons connue, belle dans ses révoltes, frémissante dans ses combats, vivante dans nos mémoires.

    Par Gus Massiah, président du Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID).

  • Le CICP réaffirme son attachement à lutter contre l’antisémitisme et tout autre forme de racisme.

    Le Centre International de Culture Populaire – CICP – est une maison d’associations de solidarité internationale qui depuis sa création en 1976 a toujours gardé le même objectif : favoriser l’expression du mouvement social et être un lieu ressource pour ceux qui consacrent leurs activités à la défense des droits et des libertés.

    Parmi les 80 associations membres du CICP certaines sont régulièrement menacées pour les idées qu’elles défendent. Notre maison est profondément attachée à ce qui fait son objet même : mettre des moyens humains, logistiques et matériels à disposition des associations de solidarité dont le but est de soutenir et de promouvoir la défense des droits et des libertés, dont celui de se réunir pour défendre ses idées.

    Cette fois-ci c’est le CICP qui est attaqué. C’est pourquoi nous réaffirmons avec force notre attachement à lutter contre l’antisémitisme et toute autre forme de racisme.

    Nous réfutons l’accusation d’attiser l’antisémitisme et d’accueillir « des réunions de nature à engendre des actions anti-juives » comme cela a été écrit à la suite de réunions qui se sont tenues dans le centre.

    Le CICP et ses associations continueront à s’engager, quoiqu’il arrive, pour plus de justice et d’égalité.

  • Maya, ta voix résonnera encore longtemps dans les murs du CICP !

    Maya Surduts fait partie des grandes : grande dame, grande gueule, grande
    militante pour le droit des Femmes à disposer de leur corps notamment.

    Elle nous a quitté le 13 avril dernier et notre peine est grande.

    Avec la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et la
    contraception (CADAC), dont elle était la présidente, et le Collectif
    national pour les droits des femmes (CNDF), dont elle était co-porte
    parole, elle participait à l’animation du CICP où siègent les deux
    associations.

    De son petit bureau sous les combles, résonnaient ses éclats de voix que
    ses voisins de bureau partageaient encore en janvier dernier avant que ses
    forces ne la prive de pouvoir monter les escaliers.

    Maya, ta voix résonnera encore longtemps dans les murs du CICP et elle ne
    s’étendra jamais dans nos cœurs.

    Nous t’embrassons.

    Gildas Jossec, au nom du CICP


    Centre international de culture populaire (CICP)
    21ter Rue Voltaire, F-75011 Paris, France
    tel. +33-(0)143721573, fax. +33-(0)143721577
    Courriel général  : info@cicp21ter.org
    Courriel Réservation de salle : resa@cicp21ter.org
    www.cicp21ter.org

  • Le CICP à 40 ans ! Venez le fêter avec nous ! (1976-2016)

    Le CICP, Centre International de Culture Populaire, créé en 1976 au 14 rue
    de Nanteuil et transféré au 21ter rue Voltaire en 1994, est un lieu de
    solidarité internationale.

    Le CICP est un espace de solidarité, de résistance, d’élaboration,
    d’initiatives, de cultures, de soutien aux luttes contre toutes les formes
    d’impérialisme, contre les discriminations, les racismes et les dominations
    sous toutes leurs formes. C’est un lieu d’accueil et d’hospitalité, à travers ses
    associations adhérentes, pour les exilé-e-s, les réfugié-e-s, les migrant-e-s,
    les réprimé-e-s et toutes celles et ceux qui ont à cœur de manifester
    activement leur solidarité.

    Le CICP est porteur des valeurs de dignité, d’égalité, de défense des
    libertés individuelles et collectives, de respect des droits fondamentaux et de
    progression du droit international.

    Le CICP est une Maison d’associations autogérée. Il est dirigé par un
    Conseil d’Administration constitué de trois tiers (des représentants des
    fondateurs, des associations adhérentes, des associations de référence de la
    solidarité internationale). Deux permanents assurent l’accueil et la gestion.

    Le CICP compte 83 associations adhérentes ; il a accueilli près de 400
    associations depuis sa création. En 1976, 360 personnes ont souscrit pour
    acquérir les locaux et en sécuriser la propriété. Plus de quarante permanents,
    salariés des associations, et des dizaines de bénévoles font vivre ce lieu de
    solidarité internationale.

    Venez fêter les 40 ans du CICP pour se remémorer cette histoire, proposer
    de la partager et de la transmettre à celles et ceux qui ont apprécié à un
    moment ou à un autre cette Maison, pour en assurer la poursuite et la
    sauvegarde dans un contexte difficile et contradictoire.

    CICP
    21 ter Rue Voltaire - 75011 Paris
    Métro Rue des boulets (Ligne 9)
    01 43 72 15 73
    www.cicp21ter.org

    Le programme s’inscrit dans la cadre de la Semaine de la Solidarité internationale

    PROGRAMME :

  • Disparition de François Della Sudda, ancien président du CEDETIM (Centre de réflexions et d’initiatives pour la solidarité internationale) et du CICP

    Le CEDETIM (Centre de réflexions et d’initiatives pour la solidarité internationale) et le CICP (Centre international de culture populaire) ont la très grande tristesse d’annoncer le décès de leur ancien Président

    François Della Sudda

    Ils saluent son engagement inlassable
    pour les droits humains et les droits des peuples,
    dans le monde et particulièrement dans les pays du Maghreb ;
    sa participation aux luttes anti-coloniales,
    contre toutes les formes de domination,
    contre toutes les formes de racisme,
    pour les libertés
    et pour une solidarité constante avec les migrants et les réfugiés.


    La crémation aura lieu

    vendredi 25 août 2018,

    au crématorium des Mureaux

    avant cela, François sera au funérarium de Limay


    —  Le Cedetim et le CICP organiseront ultérieurement
    un hommage public à François Della Sudda et à son action

Actualité des associations du CICP