Communiqués

  • Du 17 novembre au 1er décembre 2018 : le CICP en Festival !

    Le Festisol au CICP : lumières sur les résistances face aux oppressions et la construction d’alternatives

    Dans une période sombre de montée des idéologies réactionnaires, le CICP a souhaité faire de ce Festival des Solidarités un moment de mise en lumière et de partage autour de nos, de vos résistances face aux oppressions, du local au global, d’une lutte à l’autre. Les associations du centre vous proposent d’échanger sur la nécessité des résistances numériques, aux frontières, dans l’éducation, des luttes féministes comme fer de lance des mouvements de résistance, des enjeux de la coopération sécuritaire française, ou encore de la situation des enfants palestiniens dans la bande de Gaza.

    Ce sera également l’occasion de réaffirmer fortement notre soutien aux lieux de transmission que sont les librairies militantes et aux espaces en lutte contre les grands projets inutiles et imposés. Enfin, durant ces deux semaines, des formations seront proposées autour de l’intervention civile de paix ou à travers des ateliers d’auto-défense, et ainsi se donner des outils pour lutter.

    Nous vous attendons nombreux·ses pour partager ces temps d’échanges et construire ensemble les résistances et alternatives d’aujourd’hui et de demain !

    Programme détaillé

    NB : toutes les associations organisatrices sont membres du CICP sauf celles signalées par une *

    Exposition : Tout au long du festisol, un espace d’exposition et de documentation sera installé en salle de presse. Inspirée du petit Guide de survie pour répondre aux préjugés sur les migrations, cette exposition est co-produite par Ritimo et le CCFD-Terre Solidaire pour battre en brèche les idées reçues. 7 préjugés sur les migrations sont passés au crible de données chiffrées qui démontrent que les fantasmes et les peurs faussent la plupart des représentations sur ce thème. Cette exposition donne aussi des pistes pour s’engager auprès des migrant.e.s.

    Lundi 17 novembre, 10h-18h au Mundo M à Montreuil // Journée de formation à l’intervention civile de paix

    par Peace Brigade International France

    Cette journée de formation est ouverte à toutes les personnes qui veulent en découvrir plus sur la non-violence, la protection des droits humains, la prise de décision au consensus, l’accompagnement international et les programmes-terrain soutenus par PBI France. Vous êtes tou.te.s les bienvenu.e.s, que vous souhaitiez ou non vous engager comme bénévole ou volontaire au sein de PBI. Il est nécessaire d’être présent durant toute la journée. 
    10€ pour les frais d’organisation sont demandés. Inscription obligatoire sur HelloAsso : https://bit.ly/2J6eISs
    Plus de détails ici : https://pbi-france.org/nouvelles/2018-10/code1

    Dimanche 18 novembre, 17h-23h // Concert de soutien au « Jargon libre »

    par le Collectif Contre-Culture

    Le Collectif Contre-culture organise régulièrement des concerts de soutien à diverses organisations de résistance sociale et à des associations de solidarité internationale. La bibliothèque LE JARGON LIBRE est un outil utile pour toutes et tous, pour la lecture ou faire des recherches dans toutes ses archives. C’est aussi un lieu de mémoires collectives. A nous de le faire perdurer... Pour ce faire, rendez vous le 18 Novembre 2018 à partir de 17h au CICP ! Discussion, infos, tables de presse et musiques avec : Les naufragés (chansons rock – Montpellier), Lise cabaret (chanson rock – paris).
    Prix libre en soutien.

    Lundi 19 novembre , 18h-20h30 // Soirée d’ouverture et blind-test !


    Par IPAM - Initiatives Pour un Autre Monde

    Venez découvrir le programme du Festisol au CICP lors d’un blind-test échevelé qui vous fera réviser vos chansons engagées ! Ce temps convivial sera également l’occasion de nous interroger sur la façon de s’engager aujourd’hui dans le champ de la solidarité internationale.

    Mardi 20 novembre, 19h-22h // Journée internationale des droits de l’enfant / Le scandale des prisonniers palestiniens mineurs en Israël

    par la Campagne pour la libération immédiate de tous les enfants prisonniers d’Israël

    Dans le cadre du « Festival des Solidarités » du 17 novembre au 2 décembre, et dans le prolongement de la tournée du jeune Palestinien, ex-prisonnier d’Israël, accompagné par un avocat d’Addameer (Association palestinienne de protection des prisonniers)
    La projection du documentaire « Scars of freedom » produit par Addameer (les cicatrices de la liberté), sera suivie d’un dialogue avec nos invités.

    Mercredi 21 novembre, 19h-22h // Coopération sécuritaire française - une aide publique à la répression ?

    Par Survie, Migreurop, l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et l’Observatoire des armements*

    Les interventions s’articuleront autour de différentes problématiques, de l’externalisation du contrôle migratoire européen et la militarisation du Sahel, à la coopération policière et militaire en Françafrique, en passant par la coopération militaire France-Israël.

    Jeudi 22 novembre, 19h-22h // Écoles alternatives, neurosciences, bonnes vieilles méthodes : « La riposte » de Philippe Meirieu

    Par Question de classe(s) et sa revue N’Autre Ecole

    Chaque gouvernement charrie avec lui son lot de remèdes miracles pour réformer l’École : dédoublement des classes, méthode syllabique, semaine de quatre jours, réforme du baccalauréat, rétablissement de l’autorité, etc. Pêle-mêle, on invoque les neurosciences et les évaluations internationales, le bon sens de Descartes et la pédagogie de Maria Montessori.
    Afin d’y voir plus clair, Philippe Meirieu s’interroge : quels enfants voulons-nous former ? Pour quel monde ? Et comment faire en sorte que l’École de la République tienne sa promesse de justice et de solidarité ? ?
    Cette rencontre avec Philippe Meirieu sera aussi l’occasion de présenter le premier hors série de la revue N’Autre école : De Montessori aux neurosciences, offensives contre l’école du commun (Alain Chevarin et Grégory Chambat, 10 €.)
    Militant engagé pour une école plus juste et capable de faire face aux défis de demain,Philippe Meirieu est professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon-2 et auteur de nombreux ouvrages, notamment Le Plaisir d’apprendre (Autrement, 2014) et Lettre à un jeune professeur (ESF sciences humaines, 2016).

    Vendredi 23 novembre, 20h-22h30 // Parrilla uruguayenne solidaire

    Par Donde Estan

    L’association "Donde Estàn ?" organise chaque vendredi au CICP, à partir de 20h, un restaurant traditionnel uruguayen « La Parilla » (grillades et empanadas) afin de présenter des actions de soutien aux familles de détenus disparus et assassinés en Uruguay pendant la dictature, le tout en musique !

    Samedi 24 novembre, 14h, place de la Madeleine, Paris 8ème // Marche contre les violences sexistes et sexuelles

    Par Nous Toutes et Nous Autres*

    Marche à Paris et en partout en France pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles.

    Samedi 24 novembre, 19h30-23h // Débat et scène ouverte ! Espaces en lutte contre les grands projets inutiles et imposés

    Par Echanges Solidaires et le CSPCL (Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte), scène ouverte par la Rue des Miracles*

    D’Atenco au Mexique à Notre-Dame-des-Landes, de Bure à Romainville, de Marseille à Strasbourg en passant par Hambach en Allemagne : les grands projets inutiles et imposés fleurissent, comme les luttes qui y font face et qui bâtissent les piliers des alternatives d’aujourd’hui et de demain. Des militant·e·s vous raconteront leurs luttes et répondront à vos question, avant de laisser place à une scène ouverte proposée par la Rue des Miracles.

    Lundi 26 novembre, 19h-22h // Réinventer le champ politique depuis les femmes : luttes féministes en contexte

    Par IPAM (Initiatives Pour un Autre Monde)

    Comment les dynamiques féministes contribuent aujourd’hui à bouleverser et finalement renouveler le champ politique au sens large ? Comment les luttes féministes se posent-elles comme réponses aux nouvelles formes de fascisme ? Kurdes, brésiliennes, écoféministes, aux quatre coins du globe ces luttes permettent de renouveler les imaginaires et de construire les alternatives d’aujourd’hui et de demain.

    Mardi 27 novembre, 19h-22h // Résistances aux frontières

    Par l’ANAFE et le réseau RITIMO

    Face aux pratiques illégales de l’administration à l’encontre des personnes exilées aux frontières françaises et européennes et à la multiplication des pressions, intimidations, poursuites pénales et condamnations des personnes solidaires qui viennent en aide aux personnes migrantes, la société civile a mis en œuvre des moyens de résistances. La soirée du 27 novembre aura pour ambition de revenir sur ces luttes contre les oppressions aux frontières.

    Mercredi 28 novembre, 18h-22h // Surveiller et punir 2.0 : oppressions numériques et résistances au Tchad, au Cameroun et ailleurs...

    par Ritimo, Survie, Globenet, Toile Libre, La Quadrature du Net et Internet Sans Frontières

    Une soirée pour découvrir pourquoi le numérique est devenu un enjeu de solidarité internationale, croiser nos regards et nos expériences pour comprendre les mécanismes d’oppression numérique et les stratégies de résistances des acteur·trices de la mobilisation sociale.
    Depuis plus de 6 mois, le Tchad fait l’objet d’une censure spécifique sur Internet de la part des opérateurs locaux, en raison de restrictions imposées par l’autorité de régulation des télécommunications, aux ordres du gouvernement. L’accès aux grandes plates-formes de réseaux sociaux y est donc bloqué. Au Cameroun, c’est l’accès à Internet qui est purement et simplement coupé ou très fortement perturbé depuis 2017.(2). En 2011, l’Internet tunisien ne répondait plus. L’Internet égyptien disparaissait de la toile quelques semaines plus tard. La Syrie était impactée peu après. Mais cette litanie de mesures coercitives n’est pas l’apanage de quelques régimes tyranniques : l’autorité de régulation des télécommunication états-unienne a renoncé à défendre la neutralité du net en décembre dernier. En France, la Loi de Programmation Militaire institue la pose de boîtes noires chez les opérateurs et hébergeurs français, en violation du secret de nos correspondances, après avoir établi des moyens étendus de surveillance de nos métadonnées, entre autres, suite à la Loi Renseignement de 2015.
    Face à ces violations répétées de la liberté d’expression, et son corollaire, celle de communiquer, face à la surveillance, la censure ou le contrôle social, des hacktivistes s’organisent, là-bas comme ici…
    Plus de détails en suivant ce lien : https://www.festivaldessolidarites.org/evenements/surveiller-et-punir-2-0-oppressions-et-resistances-numeriques-au-tchad-au-cameroun-et-ici-10672

    Jeudi 29 novembre, 18h-22h // AG du CICP suivie d’un débat : quelles réponses des lieux de solidarité face à la haine et à la montée du fascisme ?

    par le CICP

    En première partie de soirée aura lieu l’AG du CICP, ouverte aux membres des associations qui y sont domiciliés. Ce temps d’AG formelle sera suivie d’un débat ouvert au public, à partir de 19h30, autour du thème : quelles réponses des lieux de solidarité face à la haine et à la montée du fascisme ? Points de vue de France, d’Ukraine, d’Italie (sous réserve) et du Brésil.

    Vendredi 30 novembre, 19h30-22h00 // Quilombo à la Parilla ! Présentation du livre Peintures de guerre, débat « le plan Condor aujourd’hui » et soirée cumbia

    par Donde Estan, la librairie Quilombo et les éditions Otium*

    Présentation et signature de la BD "Peintures de guerre" en présence de son auteur Angel de la Calle : À la façon du Marelle, de Cortazar, l’auteur nous offre un roman graphique déconcertant, une mémoire des vaincus de la “Guerre froide” culturelle que l’Empire étasunien ména aux avant-gardes sudaméricaines dans les années 1970. Cette présentation sera l’occasion d’ouvrir un débat autour du thème :"Le plan Condor aujourd’hui".
    La soirée continue au son de la cumbia, avec "Le Bal de la Solidarité" : un concert live de ✪ LOS HURACANES (Chili / Peru) combo d’une énergie incomparable qui nous plonge dans l’univers ensoleillé de la cumbia.
    Restauration légère et bar sur place. 

    Samedi 1er décembre, 14h-19h // Marché solidaire et visites guidées du CICP, ateliers d’autodéfense

    par le CICP et le collectif Diffraction*

    Les associations du CICP organisent comme chaque année un marché solidaire où vous trouverez stands d’artisanat, vêtements, livres etc. pour effectuer vos emplettes de fin d’année tout en solidarité. Au cours de cette journée, vous pourrez également participer aux visites guidées du CICP assurée par des militant·e·s du lieu, ou bien à des ateliers d’autodéfense.
    Ateliers d’autodéfense par Diffraction : Lutter dans la durée - Boîte à outils pour des espaces sûrs de militantisme soutenable. Objectifs : Amener les participant∙e∙s à réfléchir ensemble à ce qui peut contribuer à leur donner de l’énergie dans les groupes dans lesquels elles∙ils s’organisent, et à ce qui peut contribuer à leur épuisement ou leur éloignement du groupe. Partager des outils pour mieux s’organiser, mieux décider, respecter les limites de chacun·e et créer des groupes sûrs, accueillants et qui puissent envisager de durer. NB : restez branché∙e∙s, le descriptif de cet atelier va évoluer.

  • Collecte de fonds par le CICP au profit du Centre autogéré Laylac du Camp de réfugiés de Dheisheh en Palestine

    Réseau international des lieux autogérés de création et de solidarité

    Collecte de fonds par le CICP au profit du Centre autogéré Laylac du Camp de réfugiés de Dheisheh en Palestine

    https://www.helloasso.com/associations/cicp/collectes/collecte-de-fonds-au-profit-du-centre-autogere-laylac-du-camp-de-dehisheh

    Le Centre Laylac pour la jeunesse et le développement local est basé dans le camp de réfugiés de Dheisheh. En plus de subir les attaques hebdomadaires de l’armée israélienne, l’association connaît récemment des difficultés financières qui menacent son activité.

    La colonisation et l’occupation israéliennes affectent directement la vie et les projets du centre puisque les jeunes volontaires palestiniens sont particulièrement visés par l’armée israélienne lors des incursions. Dernièrement Laylac à perdu deux de ses volontaires plus actifs, tous deux âgés de 21 ans. L’un deux à été arrêté par les forces d’occupation pour une durée indéterminée, l’autre à été froidement abattu alors qu’il tentait d’échapper à son arrestation par les même forces d’occupation. Ce nouveau martyr est le troisième jeune volontaire de Laylac tué par l’armée d’occupation.

    Dans ces conditions, et parce que Laylac représente une force de résistance qui a toujours été indépendante financièrement et souhaite le rester,

    Nous vous adressons cet appel à dons destiné à financer les dépenses urgentes et à garantir la survie du lieu pour les prochains mois (loyers et projets en cours)

    Cet appel à dons est porté par le CICP (partenaire historique de Laylac) et réalisé sur la plateforme Hello Asso où vous trouverez toutes les informations sur le centre et son projet politique : https://www.helloasso.com/associations/cicp/collectes/collecte-de-fonds-au-profit-du-centre-autogere-laylac-du-camp-de-dehisheh

    L’appel est ouvert jusqu’à fin octobre n’hésitez pas à faire tourner largement dans vos réseaux ainsi qu’à vos militants et à nous contacter si vous avez des questions.

    Laylac et le CICP

    - Centre Laylac (Palestine) : http://fr.laylacdo.org/
    - CICP (Paris, France) : www.cicp21ter.org


    Centre international de culture populaire (CICP)
    21ter Rue Voltaire, F-75011 Paris, France
    tel. +33-(0)143721573, fax. +33-(0)143721577
    Courriel général : info@cicp21ter.org
    Courriel Réservation de salle : resa@cicp21ter.org
    www.cicp21ter.org

  • Disparition de François Della Sudda, ancien président du CEDETIM (Centre de réflexions et d’initiatives pour la solidarité internationale) et du CICP

    Le CEDETIM (Centre de réflexions et d’initiatives pour la solidarité internationale) et le CICP (Centre international de culture populaire) ont la très grande tristesse d’annoncer le décès de leur ancien Président

    François Della Sudda

    Ils saluent son engagement inlassable
    pour les droits humains et les droits des peuples,
    dans le monde et particulièrement dans les pays du Maghreb ;
    sa participation aux luttes anti-coloniales,
    contre toutes les formes de domination,
    contre toutes les formes de racisme,
    pour les libertés
    et pour une solidarité constante avec les migrants et les réfugiés.


    La crémation aura lieu

    vendredi 25 août 2018,

    au crématorium des Mureaux

    avant cela, François sera au funérarium de Limay


    —  Le Cedetim et le CICP organiseront ultérieurement
    un hommage public à François Della Sudda et à son action

  • Hommage à Germaine Joinet (co-fondatrice et ancienne présidente du CICP)

    Médecin, militante des droits de l’homme, Germaine Joinet est décédée le jeudi 24 avril 2008. Pour Germaine, la solidarité internationale allait de soi, n’avait rien d’exotique, était le prolongement naturel de la solidarité sous toutes ses formes, la complétait, lui donnait tout son sens. Germaine était déterminée, concentrée, toute volonté tendue. Elle réussissait à être, dans le même temps, généreuse, tolérante, ouverte aux autres, tout en étant ferme et intransigeante.

    Germaine a été présidente du Centre international de culture populaire (CICP) dans ses débuts difficiles de la rue de Nanteuil. Elle avait participé à la genèse du projet, dès 1976, dans la suite des comités Chili, de leur vrai nom les comités de soutien à la lutte révolutionnaire du peuple chilien. Elle en avait accepté la présidence, qu’elle a assumée de 1980 à 1985, quand la rue de Nanteuil était attaquée, quand Minute et le Figaro titraient contre « le centre international terroriste », quand Paris Match publiait en couverture les photos de Nanteuil et expliquait l’influence néfaste de Germaine sur son époux, Louis Joinet.

    Germaine assumait tranquillement, même après la bombe qui n’avait heureusement pas fait de victimes. Nous plaisantions même en pensant à la satisfaction pour un esprit journalistique ou policier un peu simple quand il découvrait, en lisant l’annuaire, que tant de comités de soutien à des peuples opprimés et en lutte, des Palestiniens, des Arméniens, des Chiliens, des Iraniens et tant d’autres avaient la même adresse. Germaine était dans son élément au CICP, à Nanteuil comme à la rue Voltaire après le déménagement. Toujours attentive et disponible. Elle s’y retrouvait dans ses propres engagements. Pour la Palestine d’abord, cette lutte toujours centrale d’un peuple nié, démontrant les limites d’un droit international, affaibli par le « deux poids, deux mesures » et l’arrogant cynisme des puissants. Germaine avait été active dès le début dans le Comité des médecins pour la Palestine. Et puis le Chili, l’Argentine, le Brésil et le travail avec les sans-terre et le père Burin des Roziers, le Comité Nicaragua, l’Uruguay et sa présence efficace dans la préparation de la session à Rome du Tribunal permanent des peuples. Elle avait soutenu le peuple arménien et avait été reçue triomphalement, avec Louis, dans la nouvelle République d’Arménie, par ceux qu’elle avait accueillis et défendus.

    Nanteuil, c’était un refuge internationalement reconnu pour les exilés, les réfugiés, les militants. Que d’associations y sont passées ! Des associations de toutes les régions du monde, et aussi dans leurs moments difficiles, des associations luttant en France, du syndicat des psychiatres au Mouvement d’action judiciaire. Mais c’était surtout la maison des immigrés, des sans-papiers, des double-peine, des exclus, des rejetés, de tous ceux qui démontrent tous les jours que la question des droits de l’homme se pose en France et qu’on ne peut pas soutenir les droits dans le monde si on ne se bat pas, sans concessions, pour la dignité et l’égalité des droits en France.

    Car la solidarité ne se réduit pas à une aide ou à un soutien aux autres. On ne peut qu’y être totalement impliqué. Germaine savait qu’un peuple qui en opprime un autre n’est pas un peuple libre. Elle savait la terrible phrase d’Aimé Césaire, que la colonisation avilit le colonisateur et que l’oppression avilit l’oppresseur. Germaine savait aussi que la lutte pour les libertés et les droits n’est pas une lutte facile et qu’elle demande une vigilance de tous les instants.

    Toute révolte contre l’injustice contient une parcelle de liberté. Mais cette bataille n’est jamais gagnée.

    Cette liberté est fragile et récupérable, elle peut être porteuse elle-même de dérives parfois sanglantes. L’opprimé n’est porteur de liberté que s’il respecte la dignité des autres.

    Pour Germaine, accepter l’oppression des autres, c’est renoncer, de petites lâchetés en plus grandes lâchetés, à sa propre liberté. Et Germaine était une femme magnifiquement libre. Elle avait gardé intacte sa capacité d’indignation, toute souffrance, toute injustice la mettait hors d’elle. Et nous l’aimons comme nous l’avons connue, belle dans ses révoltes, frémissante dans ses combats, vivante dans nos mémoires.

    Par Gus Massiah, président du Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID).

  • Le CICP à 40 ans ! Venez le fêter avec nous ! (1976-2016)

    Le CICP, Centre International de Culture Populaire, créé en 1976 au 14 rue
    de Nanteuil et transféré au 21ter rue Voltaire en 1994, est un lieu de
    solidarité internationale.

    Le CICP est un espace de solidarité, de résistance, d’élaboration,
    d’initiatives, de cultures, de soutien aux luttes contre toutes les formes
    d’impérialisme, contre les discriminations, les racismes et les dominations
    sous toutes leurs formes. C’est un lieu d’accueil et d’hospitalité, à travers ses
    associations adhérentes, pour les exilé-e-s, les réfugié-e-s, les migrant-e-s,
    les réprimé-e-s et toutes celles et ceux qui ont à cœur de manifester
    activement leur solidarité.

    Le CICP est porteur des valeurs de dignité, d’égalité, de défense des
    libertés individuelles et collectives, de respect des droits fondamentaux et de
    progression du droit international.

    Le CICP est une Maison d’associations autogérée. Il est dirigé par un
    Conseil d’Administration constitué de trois tiers (des représentants des
    fondateurs, des associations adhérentes, des associations de référence de la
    solidarité internationale). Deux permanents assurent l’accueil et la gestion.

    Le CICP compte 83 associations adhérentes ; il a accueilli près de 400
    associations depuis sa création. En 1976, 360 personnes ont souscrit pour
    acquérir les locaux et en sécuriser la propriété. Plus de quarante permanents,
    salariés des associations, et des dizaines de bénévoles font vivre ce lieu de
    solidarité internationale.

    Venez fêter les 40 ans du CICP pour se remémorer cette histoire, proposer
    de la partager et de la transmettre à celles et ceux qui ont apprécié à un
    moment ou à un autre cette Maison, pour en assurer la poursuite et la
    sauvegarde dans un contexte difficile et contradictoire.

    CICP
    21 ter Rue Voltaire - 75011 Paris
    Métro Rue des boulets (Ligne 9)
    01 43 72 15 73
    www.cicp21ter.org

    Le programme s’inscrit dans la cadre de la Semaine de la Solidarité internationale

    PROGRAMME :

  • Le CICP réaffirme son attachement à lutter contre l’antisémitisme et tout autre forme de racisme.

    Le Centre International de Culture Populaire – CICP – est une maison d’associations de solidarité internationale qui depuis sa création en 1976 a toujours gardé le même objectif : favoriser l’expression du mouvement social et être un lieu ressource pour ceux qui consacrent leurs activités à la défense des droits et des libertés.

    Parmi les 80 associations membres du CICP certaines sont régulièrement menacées pour les idées qu’elles défendent. Notre maison est profondément attachée à ce qui fait son objet même : mettre des moyens humains, logistiques et matériels à disposition des associations de solidarité dont le but est de soutenir et de promouvoir la défense des droits et des libertés, dont celui de se réunir pour défendre ses idées.

    Cette fois-ci c’est le CICP qui est attaqué. C’est pourquoi nous réaffirmons avec force notre attachement à lutter contre l’antisémitisme et toute autre forme de racisme.

    Nous réfutons l’accusation d’attiser l’antisémitisme et d’accueillir « des réunions de nature à engendre des actions anti-juives » comme cela a été écrit à la suite de réunions qui se sont tenues dans le centre.

    Le CICP et ses associations continueront à s’engager, quoiqu’il arrive, pour plus de justice et d’égalité.

  • Maya, ta voix résonnera encore longtemps dans les murs du CICP !

    Maya Surduts fait partie des grandes : grande dame, grande gueule, grande
    militante pour le droit des Femmes à disposer de leur corps notamment.

    Elle nous a quitté le 13 avril dernier et notre peine est grande.

    Avec la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et la
    contraception (CADAC), dont elle était la présidente, et le Collectif
    national pour les droits des femmes (CNDF), dont elle était co-porte
    parole, elle participait à l’animation du CICP où siègent les deux
    associations.

    De son petit bureau sous les combles, résonnaient ses éclats de voix que
    ses voisins de bureau partageaient encore en janvier dernier avant que ses
    forces ne la prive de pouvoir monter les escaliers.

    Maya, ta voix résonnera encore longtemps dans les murs du CICP et elle ne
    s’étendra jamais dans nos cœurs.

    Nous t’embrassons.

    Gildas Jossec, au nom du CICP


    Centre international de culture populaire (CICP)
    21ter Rue Voltaire, F-75011 Paris, France
    tel. +33-(0)143721573, fax. +33-(0)143721577
    Courriel général  : info@cicp21ter.org
    Courriel Réservation de salle : resa@cicp21ter.org
    www.cicp21ter.org

  • Programme du Festival des solidarités au CICP - Novembre 2017

    Festival des Solidarités
    du 17 novembre au 3 décembre 2017

    Comme vous l’avez peut-être vu, cette année la Semaine de la Solidarité Internationale se transforme en Festival des Solidarités et va se tenir du 17 novembre au 3 décembre 2017. Pour plus d’informations : https://www.festivaldessolidarites.org/

    Calendrier des événements au CICP

    - Dimanche 19 novembre - 18h/22h : Concert de solidarité du Collectif Contre Culture - thème : solidarité avec le Congrès National Indigène et les zapatistes au Mexique dans le cadre de la campagne décoloniale de la mise en place d’un Conseil de gouvernement indigène - CIG et de la candidature de Marichuy, femme autochtone nahua à la présidentielle mexicaine en 2018 ;

    - Lundi 20 novembre 2017 - 19h30 : Journée internationale des droits de l’enfant - Soirée sur les mineurs étrangers, isolés ou accompagnés : " Quels parcours ? Quel accueil ? La protection des mineurs en question ". Avec les interventions de Laure Blondel (Anafé) et Claire Bruggiamosca (Gisti).

    - Mardi 21 novembre 2017 - 19h30 : Présentation du livre "Extractivisme : exploitation industrielle de la nature : logiques, conséquences, résistances", d’Anna Bednick à la Librairie Quilombo, en présence de l’auteure. Co-organisé par le Collectif Guatemala

    - Mercredi 22 novembre 2017 - 18:30 : Apéro politique : "Retours sur la COP23 et les mobilisations autour du traité contraignant de l’ONU sur les multinationales", avec des interventant.e.s de l’Aitec, d’Attac et du CSIA Nitassinan de retour de Bonn et Genève.

    20:30 : Conférence suivie d’un débat : Droits des peuples vs. extractivisme et mégaprojets avec la participation de :
    - France Libertés : introduction autour de la notion d’extractivisme
    - De la Plume à l’Ecran : projection d’un court-métrage d’animation sur Standing Rock
    - CSIA-Nitassinan : protection de l’eau (Water Protectors d’Amérique du Nord) et luttes contre les mines (Wayuu de Colombie et Montagne d’Or en Guyane)
    - France Amérique Latine & Autres Brésils : production d’énergie hydroléctrique :souveraineté énergétique et mouvements contre les barrages (MAB)
    - Collectif TANY pour Madagascar : le projet d’exploitation de terres rares dans la presque-île d’Ampasindava (Nord de Madagascar)
    - Collectif Guatemala : parallèle entre les mobilisations contre les mines au Guatemala et en Allemagne
    - Peace Brigade International : projection du court-métrage "Terres de Maïs" sur la défense du territoire en Amérique Latine
    Jeudi 23 novembre 2017 - 17h30 : Assemblée Générale du CICP
    - Vendredi 24 novembre - 19h30 - à la Librairie Quilombo, rencontre autour du livre "La Commune du Rojava, l’alternative kurde à l’État-nation" (ed. Syllepse) en partenariat avec le Mouvement international des femmes kurdes et les Editions Syllepse ; avec Mireille Court, coordinatrice du livre, et Nursel Kilic, porte-parole Europe du Mouvement International des Femmes Kurdes.

    - Vendredi 24 novembre - 20h au CICP : Parilla contre l’impunité en Uruguay - L’association "Donde Estàn ?" organise chaque vendredi au CICP, à partir de 20h, un restaurant traditionnel uruguayen « La Parilla » (grillades et musique latino-américaine), afin de récolter des fonds pour des actions de soutien aux familles de détenus disparus et assassinés en Uruguay pendant la dictature ;

    - Samedi 25 novembre 2017 - 14h à 19h : Journée portes-ouvertes au CICP / Marché Solidaire – Stands tenus par les associations de la maison + 14 h : Verre de l’amitié et de la solidarité afin de célébrer l’attribution du Prix Nobel de la Paix à ICAN - Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (dont fait partie l’association du CICP, Abolition des armes nucléaires - Maison de Vigilance) + Atelier d’éducation populaire : "Questionner le monde avec le jeu" par Underconstruction, association membre du CICP + Exposition et jeu proposés par le Collectif Haïti + Projection le soir, à 20h, en partenariat avec PeopleKonsian, du documentaire Protestas, propuestas y procesos (hip-hop, contre-culture et mouvements sociaux à Lima au Pérou) de Pablo Malek, séance suivie d’un échange autour du film avec les membres de Palante BBK, collectif à l’initiative du projet.

    - Lundi 27 novembre 2017 - 19h : Soirée de présentation de l’Atlas des Migrants en Europe - éditions 2017, organisée par Migreurop : présentation de la nouvelle édition de l’Atlas des Migrants en Europe, suivie d’une discussion avec la salle et un verre solidaire : "Crise des politiques migratoires européennes : réalités, enjeux et mobilisations" - En présence d’Emmanuel Blanchard, Marie Martin, Isabelle Saint-Saëns, Elsa Tyszler et Nora El Qadim.

    - Mardi 28 novembre 2017 - 19h : Hommage à François Della Sudda (ancien président du CEDETIM et du CICP) et à ses combats (Algérie, Tunisie, Maroc, Palestine...) ;

    - Mercredi 29 novembre 2017 - 19h : Soirée dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien - solidarité avec le Centre Laylac du camp de réfugiés de Deihsheh - projection et discussion autour de la mémoire palestinienne inscrite sur les murs de Deihsheh (graffitis, portraits, fresques...) et présentation du livre et du projet "In Between" mené par le département Art du centre Laylac et l’artiste peintre française Sania, en collaboration avec le CICP - peintures réalisés par des jeunes réfugiés palestiniens dédiées à la lutte des prisonniers palestinien.ne.s - Exposition de reproductions des toiles et d’œuvres originales de Sania ;

    - jeudi 30 novembre 2017 - ANNULÉ - 19h : Soirée d’échanges antifascistes autour du thème "Vitrine sociale et coopération des mouvements d’extrême droite en Europe : Regards croisés France / Italie", coorganisé avec le portail antifasciste La Horde et le Centre social autogéré à Milan "Il Cantiere". ANNULÉ

    - Vendredi 1 décembre - 20h : Parilla contre l’impunité en Uruguay - L’association "Donde Estàn ?" organise chaque vendredi au CICP, à partir de 20h, un restaurant traditionnel uruguayen « La Parilla » (grillades et musique latino-américaine), afin de récolter des fonds pour des actions de soutien aux familles de détenus disparus et assassinés en Uruguay pendant la dictature.

    - Samedi 2 décembre - de 14h à 21h : Bazar malgache de SOAMAD - exposition-vente de livres, d’artisanat, présentation des activités de l’association, dégustation de plats malagasy. Le tout assaisonné de chants et de danses de Madagascar.

    www.cicp21ter.org

  • Solidarité avec la ZAD en résistance (messages de soutien du CICP, Centre Laylac en Palestine, Taala Hooghan Infoshop aux USA)

    PARIS - Solidarité intergalactique avec la ZAD de NDDL depuis le CICP, Paris

    Rejoignant ses partenaires du Centre Laylac en Palestine et de Taala Hooghan Infoshop aux USA, le CICP, maison de solidarité internationale regroupant plus de 80 associations, engagée dans la lutte pour la défenses des droits depuis les années 70, exprime sa solidarité avec la ZAD de NDDL. Nous demandons l’arrêt immédiat de l’opération militaire en cours lancée par le gouvernement.

    Une pensée particulière pour nos ami.e.s de l’AmbaZADa et à toutes celles et ceux qui résistent en ce moment sur la ZAD !

    — Le Centre International de culture populaire (CICP) - 21ter rue Voltaire, Paris 11e info@cicp21ter.org - www.cicp21ter.org


    PALESTINE - Solidarité avec la ZAD de NDDL en Résistance (Camp de réfugié.e.s de Dheihsheh)

    Le 9 avril 2018, le gouvernement Macron a décidé d’une opération militaire contre la ZAD de Notre-Dame des Landes. Face à cette attaque, la solidarité internationale s’est mise en action. En Palestine occupée, les membres de LAYLAC | The Palestinian Youth Action Center for Locality Development, un centre d’éducation populaire autogéré dans le camp de réfugiés de Dheisheh, accompagné.e.s par PeopleKonsian, ont tenu à exprimer leur solidarité en publiant cette photo ! Il faut souligner que des membres de LAYLAC étaient notamment présent.e.s sur la ZAD au lancement l’Ambazada cet été.

    De la Palestine à Notre dame des Landes, la solidarité est notre arme !

    Le Centre Laylac fait parti du Réseau international des lieux autogérés de création et de solidarité, initié par le Centre international de culture populaire (CICP), maison de solidarité internationale à Paris

    - LAYLAC - The Palestinian Youth Action Center for Locality Development. Palestine - West Bank Bethlehem - Dheisheh Camp - info@laylacdo.org - http://fr.laylacdo.org/
    - PeopleKonsian - 21ter rue Voltaire, Paris 11e - contact.peoplekonsian@gmail.com - https://www.facebook.com/Peoplekonsian/


    USA - Solidarité avec la ZAD de NDDL en Résistance venant des Territoires autochtones aux USA // Dinétah (réserve Navajo) - Táala Hooghan Infoshop

    Le 9 avril 2018, le gouvernement Macron a décidé d’une opération militaire contre la ZAD de Notre-Dame des Landes. Face à cette attaque, la solidarité internationale s’est mise en action. Dans le Sud-Ouest des États Unis, à Flagstaff (territoire autochtone Diné - Navajo), des membres de Táala Hooghan Infoshop, un centre militant anticolonialiste et anticapitaliste autogéré autochtone, fondé par Klee Benally (de Indigenous Action Media, qui s’est déjà rendu par le passé à la ZAD pour exprimer sa solidarité), accompagné.e.s par une membre de Échanges et partenariats, en mission aux USA pour le CICP, ont tenu à exprimer leur solidarité avec la ZAD en résistance avec cette photo :

    Également, il faut se souvenir que fin octobre dernier, une soirée autour de la résistance à Standing Rock et plus largement contre la construction d’oléoducs mortifères, menaçant l’eau, sur les territoires des peuples autochtones au Canada et au USA a été organisé sur la ZAD de NDDL par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan), avec la projection du film "tuer le serpent noir" et le témoignage par skype de militants et artistes hip hop autochtones (Nataanii Means, Tufawon, Witko et ALAS) ayant toutes et tous été en première ligne sur les campements de résistance à Standing Rock et qui participaient à la Tournée "Decolonize America ! Water Is Life" en Europe .

    Des territoires autochtones en résistance à Notre dame des Landes, la solidarité est notre arme !

    Táala Hooghan Infoshop fait parti du Réseau international des lieux autogérés de création et de solidarité, initié par le Centre international de culture populaire (CICP), maison de solidarité internationale à Paris

    - Taala Hooghan Infoshop / Outta Your Backpack Media Center, 1704 N. 2nd St. - Kinlani, Occupied Territories (Flagstaff, AZ 86004, USA) - taalahooghan@protonmail.com - http://www.taalahooghan.org
    - Échanges et partenariats - 21ter rue Voltaire, Paris 11e - Email : info@echanges-partenariats.org - www.echanges-partenariats.org
    - Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan) - 21ter rue Voltaire, paris 11e - info@csia-nitassinan.org - www.csia-nitassinan.org

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